À partir de septembre 2025, le gouvernement du Québec mettra officiellement en œuvre une interdiction générale des téléphones cellulaires et autres appareils électroniques dans toutes les écoles publiques et privées, tant primaires que secondaires, à travers la province. Les appareils seront interdits dans l’enceinte des écoles pendant toute la journée scolaire, y compris durant les pauses du midi, dans les corridors, les cafétérias et les cours d’école.
Selon Bernard Drainville, ministre de l’Éducation du Québec, cette décision découle d’une inquiétude croissante concernant les effets du temps d’écran excessif sur la santé mentale, la montée de la cyberintimidation, ainsi que l’impact des distractions numériques sur l’apprentissage et le développement des élèves.
Il ne fait aucun doute que le temps passé devant les écrans et l’usage des réseaux sociaux ont considérablement augmenté, affectant négativement la santé mentale des enfants et des jeunes adultes. On encourage désormais les élèves à réduire leur temps d’écran, à favoriser les interactions sociales en personne et à pratiquer davantage d’activités physiques. Ces changements visent à aider les élèves à mieux se concentrer sur leurs études et à tisser des liens d’amitié significatifs avec leurs pairs.
Sans surprise, de nombreux élèves — en particulier les adolescents — ont exprimé leurs inquiétudes face à cette interdiction, la percevant comme une atteinte à leur liberté personnelle ou une limitation de leur façon de communiquer avec leurs amis. Pour beaucoup, les téléphones intelligents représentent un lien social vital et une source de divertissement ou de réconfort tout au long de la journée.
Pour répondre à ces préoccupations, les enseignants et le personnel scolaire sont encouragés à favoriser le dialogue ouvert, afin d’aider les élèves à comprendre les raisons derrière cette mesure. Les écoles joueront un rôle essentiel pour accompagner les jeunes dans ce changement culturel, en les aidant à découvrir de nouvelles façons de se connecter, de se divertir et de gérer le stress, sans recourir aux écrans.
Cette initiative s’inscrit dans une tendance internationale croissante qui vise à réévaluer l’utilisation de la technologie à l’école. La France, l’Italie et certaines régions de l’Australie ont déjà mis en place des interdictions similaires, avec des données préliminaires suggérant des améliorations du comportement en classe, de la performance académique et des compétences sociales.
Entre-temps, les parents sont invités à entamer des discussions à la maison sur le temps d’écran et la cyberintimidation, à aider leurs enfants à adopter de meilleures habitudes numériques, et à souligner l’importance des interactions humaines directes.