Nous comprenons. Vivre une séparation est l’une des expériences les plus éprouvantes sur le plan émotionnel. Au milieu du stress émotionnel, des complexités juridiques, et des décisions à prendre concernant les finances et les biens, il est facile pour les parents de négliger l’impact que cela peut avoir sur leurs enfants.
Malheureusement, il arrive souvent que des enfants se retrouvent au milieu des conflits. Certains parents peuvent restreindre l’accès à l’enfant de l’autre parent ou chercher à réduire leurs responsabilités financières dans le but de blesser l’autre parent. La vérité, c’est que ce sont les enfants qui en souffrent le plus.
Dans ce blogue, nous expliquerons comment la garde d’enfants et la pension alimentaire sont encadrées au Québec, et pourquoi il est essentiel que les parents coopèrent avec le système. Cette coopération permet de protéger le bien-être des enfants et d’assurer un avenir plus stable pour toutes les personnes concernées.
L’intérêt supérieur de l’enfant
Un principe fondamental à garder à l’esprit tout au long de votre séparation est l’intérêt supérieur de votre enfant.
En droit de la famille, ce principe guide toutes les décisions impliquant les enfants. Qu’il s’agisse de pension alimentaire, de garde/temps parental, d’éducation, de déménagement ou d’autorité parentale, l’intérêt de l’enfant est toujours la priorité du tribunal lorsque les parents ne parviennent pas à s’entendre.
Par exemple, supposons que vous receviez une offre d’emploi dans une autre ville et que vous souhaitiez déménager avec votre enfant, mais que votre ex-conjoint(e) s’y oppose. Dans ce cas, le tribunal ne se concentrera pas uniquement sur l’impact positif que ce déménagement pourrait avoir sur votre carrière. Il évaluera plutôt si ce changement est réellement dans l’intérêt de l’enfant.
Un revenu plus élevé peut certes profiter à l’enfant, mais ce n’est qu’un facteur parmi d’autres. Le tribunal examinera également l’environnement actuel de l’enfant, sa scolarité, ses amitiés, sa vie sociale, sa relation avec chacun des parents, ainsi que ses liens avec la famille élargie.
Chaque situation est unique, mais la question directrice reste la même : Qu’est-ce qui est le mieux pour l’enfant ?
Comment la garde/le temps parental est-il décidé au Québec ?
Au Québec, il n’y a aucune présomption automatique de garde/temps parental partagée lors d’une séparation ou d’un divorce. L’arrangement est déterminé en fonction de l’intérêt de l’enfant.
Dans la mesure du possible, les parents sont encouragés à conclure une entente qui reflète la dynamique propre à leur famille. Toutefois, il est important de comprendre qu’une mauvaise relation entre les parents ne devrait pas nuire à la relation individuelle de chacun avec son enfant.
Voici quelques facteurs courants qui influencent les décisions concernant la garde/le temps parental :
Si l’enfant est très jeune, notamment s’il est encore allaité et fortement dépendant de la mère, le tribunal peut initialement accorder plus de garde/temps parental à celle-ci. Toutefois, à mesure que l’enfant grandit, l’accès à l’autre parent doit augmenter. Il est généralement dans l’intérêt de l’enfant d’entretenir une relation significative avec les deux parents.
Si un parent se retrouve à aliéner l’enfant de l’autre parent, en dénigrant ou en nuisant à la relation entre eux, le tribunal peut intervenir. Dans ce cas, la garde/le temps parental peut être modifié en faveur du parent aliéné, afin de rétablir l’équilibre dans la relation parent-enfant.
Chaque situation familiale est unique, et les décisions concernant la garde/le temps parental doivent être prises au cas par cas. C’est pourquoi il est toujours recommandé de consulter un avocat spécialisé pour obtenir des conseils juridiques personnalisés lors d’une séparation ou d’un divorce impliquant des enfants.
Comment la pension alimentaire est-elle calculée ?
Le calcul se fait à l’aide du Formulaire de fixation des pensions alimentaires pour enfants du gouvernement. Chaque année, le gouvernement met à jour une table de contribution parentale de base, établie en fonction des revenus des deux parents et du nombre d’enfants communs. Le montant final de la pension est ensuite calculé proportionnellement à la capacité financière de chaque parent et au temps parental qu’il exerce.